“Light in the middle of the darkness”

Photographies

Par Catherine Ward et Antoine George Makdis

Catherine Ward a 31 ans et vit à Alep. Après le Lycée français d’Alep, elle a étudié la psychologie à la Saint-Joseph University de Beyrouth. Elle a travaillé pour des ONG : Médecins du monde et Syria Trust for Development. Elle est photographe professionnelle.

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I see dead people everywhere / Colors  – Je vois des morts partout/ Couleurs

The old city of Aleppo… The remains.  – La vieille ville d’Alep… Les restes

بعد ست سنوات من الحرمان من شوفتها…هي الجديدة…وساحة الحطب …يمكن احلى منطقة بالعالم واقدم مدينة مأهولة بالتاريخ …اللي ما بيعرفها من قبل راحت عليه ويمكن اريحلو لأنو ما حيعرف حجم الخسارة. صدق او لا تصدق هون كنا نسهر ونعيد ونتمشى …احلى المطاعم والبارات …احلى التمشايات والشوارع …هيك صارت..حجم الخسارة مريع..مخيف..متوحش…

Après avoir été privée de son image pendant  six ans, c’est la première chose que je vois à Jdaydeh, la vieille Alep. L’endroit où nous avions l’habitude d’aller tous les jours. Croyez-le  ou non, cet endroit était l’un des plus beaux sur terre, l’une des plus vieilles cités, un héritage. Si vous n’avez jamais mangé dans un de ses restaurants, festoyé dans un de ses bars ou eu de ballade romantique dans ses rues étroites, vous ne pouvez comprendre (c’est peut-être mieux pour vous) le choc, la douleur et la perte.

Histoire… à terre!

Somewhere only we know – Ce lieu que nous seuls connaissons

Things You Stumble Upon – Les choses sur lesquelles vous trébuchez

Still standing – Encore debout

Alep – avril 2017 – Quand vous continuez à trébucher sur la source de vos plus grandes peurs pendant les cinq dernières années « le canon de l’enfer »-

« Canon de l’Enfer » , est le nom donné aux armes ciblant les gens de la ville d’Alep.

أخي السائق وهيك…

Mon frère, le chauffeur…

War on a wall « I am Scared » – خائف

La guerre sur un mur “J’ai peur” – خائف

 

Vous n’écoutez pas ?

« Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m’enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. »

Charles Baudelaire, À une heure du matin, Petits poèmes en prose, 1869

Antoine George Makdis a 24 ans. Il vient d’Alep et vit à Damas. Il a étudié en biochimie et en théologie. Aujourd’hui, il est étudiant en relations internationales et affaires diplomatiques à la faculté de sciences politiques de l’Université de Damas. Il travaille à S.O.S. Chrétiens d’Orient, comme consultant pour différentes ONG à Damas et Alep, et comme guide pour des étrangers (journalistes, écrivains, poètes). Il aime prendre des photos.

« I want the world to see my country through my eyes… There is life, and a lot of light in the middle of the darkness here. »

« Je veux que le monde voit mon pays à travers mes yeux… Il y a de la vie ici, et beaucoup de lumière au milieu de toute cette noirceur ».